Frederick Douglass


Image: Frederick Douglass (avec la permission de Still Picture Records Section, Special Media Archives Services Division (NWCS-S), National Archives at College Park, MD)


À l'instar de nombreux Africains réduits à l'esclavage, Frederick (Bailey) Douglass, qui grandit au Maryland, se retrouva séparé de sa mère, ne connaissant ni l'identité de son père, ni la date exacte de sa naissance. Un de ses propriétaires lui enseigna la lecture, acte illégal à l'époque, puisqu'il représentait une menace pour l'esclavage. En effet, l'alphabétisme pouvait inciter les esclaves à exiger leur libération. Après avoir subi quotidiennement les coups et les mauvais traitements d'un autre propriétaire, Frederick Bailey s'enfuit à New York et adopta le nom Douglass en 1838. Vers 1841, il se fit connaître des abolitionnistes du Massachusetts et grâce à William Lloyd Garrison, il put donner suite à son intérêt pour l'œuvre de l'American Anti Slavery Society. Communicateur-né, Frederick Douglass attira une attention accrue sur la cause de l'anti-esclavagisme en relatant ses années d'esclavage et ses espoirs d'homme libre. Il publia d'ailleurs son autobiographie intitulée Narrative of the Life of Frederick Douglass, en 1945.

Peu de temps après, Frederick Douglass mit le cap sur l'Angleterre. Son succès lui permit de sensibiliser la population à sa cause, d'acheter sa liberté et d'obtenir les fonds nécessaires à son retour aux États-Unis, où il lança un journal, le North Star. Lors de la guerre de Sécession, il encouragea d'anciens esclaves à se joindre aux unionistes. Par la suite, Frederick Douglass occupa plusieurs postes, dont celui de ministre des États-Unis à Haïti.