Introduction

Image: Une famille de Loyalistes noirs à Bedford Basin, près de Halifax, Nouvelle-Écosse (Aquarelle de Robert Petley, de Bibliothèque et Archives Canada/ C115424).
Les premières communautés noires furent établies dans les Provinces maritimes. Birchtown devint le plus important peuplement d'Africains libres à l'extérieur de l'Afrique. La première grande vague d'Africains à arriver au Canada était composée de Loyalistes noirs libres. Ils avaient été invités par le gouvernement britannique qui leur avait promis des terres, des provisions et la liberté en échange de leur appui durant la guerre d'Indépendance américaine. Le gouverneur de la Virginie, Lord Dunmore, invita tous les esclaves mâles dont les Rebelles (partisans de l'Indépendance américaine) étaient propriétaires de se rallier à la cause britannique; en échange, on leur promettait la liberté. Au fur et à mesure que les pertes augmentaient, Henry Clinton, le commandant en chef britannique, invita tous les esclaves à se battre aux côtés des Britanniques moyennant leur liberté. Au moins 3 500 personnes noires appuyèrent les Forces britanniques et débarquèrent au Canada, soit 10 % des Loyalistes qui vinrent s'y établir.
Les Noirs furent les derniers à recevoir des lotissements et durent parfois attendre pendant plusieurs années. Une partie du problème, était la très grande masse de terres à arpenter et le manque d'arpenteurs. Les terres octroyées étaient souvent isolées, rocailleuses et trop petites pour nourrir une famille. Ceux qui se rendirent au Canada en empruntant le " chemin de fer " clandestin durent affronter un autre genre d'obstacle. Au début, on les considéra une main d'œuvre valable. Puis, les quelques personnes en quête de liberté se changea en véritable marée d'immigrants Noirs. Dès les 1840, et surtout après la guerre de Sécession, les Noirs ne furent pas si bien accueillis surtout que l'immigration en provenance de l'Europe avait augmenté. L'on s'attendait à ce que les Afro-Canadiens retournent aux États-Unis, mais les anciens esclaves noirs n'avaient pas nécessairement un endroit où s'en retourner. Les Noirs libres, dont quelques-uns étaient nés au Canada, auraient été obligés, pour retourner aux États-Unis, d'abandonner leurs maisons et leurs commerces. De plus, ils avaient pris racine au Canada; le Canada était leur patrie.

